Aromatogramme
En 1973, le Docteur Jean Valnet et le Docteur M. GIRAULT créent le terme d'antibio-aromatogramme pour caractériser cet antibiogramme spécifique effectué, non plus avec les antibiotiques classiques, mais avec des essences aromatiques.
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Aromathérapie
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- ... par Michel Turbide, professeur et conférencier en aromathérapie. Une huile principale est une essence concentrée qui est odorante et ... (source : biogassendi.ifrance)
- Historique du pouvoir antiseptique des essences aromatiques. Les techniques principales. Valeur de l'aromatogramme. Le phénomène de résistance aux essences... (source : arubis)
En 1973, le Docteur Jean Valnet et le Docteur M. GIRAULT créent le terme d'antibio-aromatogramme pour caractériser cet antibiogramme spécifique effectué, non plus avec les antibiotiques classiques, mais avec des essences aromatiques. Depuis, antibio-aromatogramme s'est contracté en aromatogramme, de J. VALNET et M. GIRAULT.
Définition
L'aromatogramme (étymol. du grec arôma et du latin aroma signifiant "arôme", et du grec gramma signifiant "lettre, écriture") est une méthode de mesure in vitro du pouvoir anti-bactérien des huile_essentielle.phpe.phpentielle.php" title="Huiles essentielles" class="mw-redirect">huiles principales [1]. Cet examen est par conséquent l'équivalent d'un antibiogramme où les antibiotiques sont remplacés par des huile_essentielle.phpe.phpentielle.php" title="Huiles essentielles" class="mw-redirect">huiles principales.
La signification et l'interprétation d'un aromatogramme est la même qu'un antibiogramme.
En 1949, les principes de l'aromatogramme furent mis au point par Schrœder et Messing [2]. À l'instar de ce qui se fait avec des antibiotiques sur un antibiogramme, ils mesurent les zones d'inhibition autour de disques de buvard imprégnés d'huiles principales déposés au sein d'une colonie bactérienne. Ils sont reconnus comme les pères fondateurs de l'aromatogramme moderne.
Sauf erreur, le terme d'aromatogramme a été proposé la première fois par les Drs Jean Valnet et Maurice Girault en 1973 [3]. Ils furent les premiers cliniciens à réactualiser le pouvoir antibactérien des huiles principales pour traiter des malades.
En 1978, un pharmacien, Georges Sens-Olive, étudie les huile_essentielle.phpe.phpentielle.php" title="Huiles essentielles" class="mw-redirect">huiles principales par chromatographie, ce qui lui sert à faire une sélection de leur pouvoir bactéricide.
Historique de la connaissance du pouvoir antiseptique des huile_essentielle.phpe.phpentielle.php" title="Huiles essentielles" class="mw-redirect">huiles principales (essences aromatiques)
En 1881, Robert Koch étudie l'action bactéricide de l'essence de
En 1887, Chamberland étudie l'action des essences d'origan, de
En 1893, G. Bertrand étudie le pouvoir bactéricide de l'essence de melaleuca viridiflora [6].
En 1910, W-H. Martindale montre que l'
En 1919, F. Bonnaure étudie l'action antiseptique et bactéricide des
En 1937, le chimiste René-Maurice Gattefossé publie son ouvrage majeur et le plus connu, "L'aromathérapie" [9].
En 1949, S-M. Bose et al. publie des travaux qui mettent en relation la structure chimique, la formule chimique et le pouvoir antiseptique des huiles principales [10], [11].
Entre 1954 et 1956, W. Kellner et Kobert publient plusieurs articles sur les huile_essentielle.phpe.phpentielle.php" title="Huiles essentielles" class="mw-redirect">huiles principales : ils en sélectionnent 175 dans leurs études et étudient leur pouvoir antiseptique vis-à-vis de huit bactéries et un champignon [12].
En 1958, Jasper et al publient leurs recherches sur l'action antifongique, antimycosique des huiles principales d'origan, de bouleau et de
En 1964, parait le livre du Dr Jean Valnet sur l'
En 1969, le Dr Maurice Girault (gynécologue à Dijon), en se basant sur les travaux de Schrœder et Messing [2], teste les essences sur les germes isolés de ses malades en patientèle. En 1971, il invente avec le Docteur Jean Valnet le terme d'aromatogramme [15].
Entre 1971 et 1973, le Professeur Jean Jolivet d'Angers publie de nombreux travaux sur le spectre U. V, I. R, Raman des huiles principales [16] [17] [18] [19] [20] [21] [22].
En 1973, Jacques Pellecuer et al. publient une thèse qui démontre les propriétés antifongiques et antimycosiques du romarin, de la sarriette et du
En 1977, Paul Belaiche définit deux nouveaux indices : l'indice origan et l'indice aromatique.
Valeurs de l'aromatogramme
L'aromathérapie est une technique :
- fiable et
- reproductible
Par leur pouvoir antibactérien, les huiles principales majeures [25] sont :
- l'huile principale d'origan d'Espagne [26], [27]
- l'huile principale de
- l'huile principale de
- l'huile principale de sarriette (satureia montana)
- l'huile principale de girofle (eugenia caryophyllata)
Par leur pouvoir antibactérien moindre, les huiles principales médiums [28] sont :
- l'huile principale de pin (pinus sylvestris)
- l'huile principale de
- l'huile principale d'eucalyptus (eucalyptus globulus)
- l'huile principale de
- l'huile principale de myrte (myrtus communis)
- l'huile principale de géranium rosat (pelargonium graveoleus)
Notes et références
- ↑ Paul Belaiche, Traité de phytothérapie et d'aromathérapie, 1979, tome 1, p 10
- ↑ a b M-P. Schrœder et A-M. Messing, Methods for comparing the antibacterial activity of essential oils and other aqueous insoluble compounds, Bull Nat. Formulary Comm, 1949, 17, 213-218.
- ↑ Maurice Girault et J. Bourgeon, Les cahiers de biothérapie, 1971, no 29.
- ↑ Robert Koch, Zur Untersuchung von pathogenen Organismen, Mitt Kaiserl Gesundh. Amt 1881, I, p 234.
- ↑ M Chamberland, Les essences au point de vue de leurs propriétés antiseptiques, Ann. Inst. Pasteur, 1887, I, p 153-154
- ↑ G. Bertrand, Le <
>, Bull gén de Thér Ann Inst. Pasteur, 1893 - ↑ W-H. Martindale, Antiseptic powers of essential oils. Perfumery essent., Oil Record I, 266, 274, Pharmaceutical journal, 1910.
- ↑ F. Bonnaure, Essais sur les propriétés bactéricides de quelques huiles principales, Thèse de Médecine, Lyon, 1919 et Parfumerie Moderne, 1919, 12, p 151
- ↑ René-Maurice Gattefossé, L'aromathérapie – les huiles principales hormones végétales, éd. Librairie des sciences Girardot, 1937
- ↑ S-M. Bose, Bhima (Rac. Cn), V. Subramanyan, Relation between chemical constitution and constituants of certain essential oils and their bactericidal properties, J. Sci. Ind. research (India), 1949, 8B, p 157-162
- ↑ S-M. Bose, Factors affecting the germinal properties of lemongrass emulsions, J. Sci. Ind. research (India), 1950, 8B, p 157-162
- ↑ W. Kellner et Kobert, Möglichkeiten der Verwendung ätherischer Öle zur Raumdesinfection, Æzneim, 1954, 4, 5, 224; 1954, 5, 4, 224; 1955, 6, 12, 768
- ↑ C. Jasper, Maruzella, Laurence Liguori, The in vitro antifungal activity of essential oils, J. of the Amer. Pharm. Ass. Éd. Sc, 1958, XLVII, 4 avril 1958
- ↑ C. Jasper, Maruzella, A. Percival, Henry, The antimicrobial activity of essential oils, Journ. of the Amer. Pharm. Ass. Éd. Sc., 1958, XLVII, 7, 471, juillet 1958
- ↑ Maurice Girault et J. Bourgeon, Les cahiers de biothérapie, 1971, no 29.
- ↑ A. Hérisset, J. Jolivet, P. Rey, Essences de menthe poivrée, Pl. méd. et Phyt., 1971, 5, p 188-198
- ↑ J. Jolivet, P. Rey et Boussarie, Essences de marjolaine et d'origan, Pl. méd. et Phyt, 1971, 5, p 199-208
- ↑ A. Hérisset, J. Jolivet, P. Rey, Essences de lavande officinale, de lavande aspic, de lavandins, Pl. méd. et Phyt., 1971, p 305-314
- ↑ A. Hérisset, J. Jolivet, P. Rey, Essences de cannelle de Ceylan et de cannelle de Chine, Pl. méd. et Phyt., Essences de badiane de Chine, d'anis vert et de fenouil doux, Pl. méd. et Phyt., 1972, 6, p 137-148
- ↑ A. Hérisset, J. Jolivet, P. Rey, Essences de camomille romaine et de matricaire, Pl. méd. et Phyt., 1972, 6, p 194-203
- ↑ A. Hérisset, J. Jolivet, P. Rey, Essences de curcuma (C. xanthorrhiza et C. longa), Pl. méd et Phyt., 1972, 6, p 281-291
- ↑ A. Hérisset, J. Jolivet, J. Rey, Essences de thymus (Thymus vulgaris, Thymus satureioides, Thymus serpyllum, Thymus zygis), Pl. méd. et Phyt, 1973, 7, 37-47
- ↑ Jacques Pellecuer, J-L. Roussel, C. Andary, Propriétés anti-fongiques comparatives des essences de trois Labiées méditerranéennes : romarin, sarriette et thym, Travaux de la Société de Pharmacie de Montpellier, 1973, 33, fascicule 4, pp 584
- ↑ J. Pellecuer, J. Allegrini, S. De Buochberg, Étude in vitro de l'activité anti-bactérienne et antifongique de l'essence de Satureia montana L. Labiées, J. Pharm. Belg, 1974, 29, 2, p 137-144
- ↑ Paul Belaiche, Traité de phytothérapie et d'aromathérapie, éd. Masson, 1979, p 103.
- ↑ À cause de son haut pouvoir antiseptique, Paul Belaiche considère l'huile principale d'origan d'Espagne comme l'huile principale "majeure des majeures"
- ↑ Paul Belaiche, Traité de phytothérapie et d'aromathérapie, éd. Maloine, 1979, p 104.
- ↑ Paul Belaiche, Traité de phytothérapie et d'aromathérapie, éd. Masson, 1979, p 111.
Bibliographie
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