Cétone
Une cétone est un composé organique, faisant partie de la famille des composés carbonylés, dont l'un des carbones porte un groupement carbonyle.
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Groupe fonctionnel - Cétone
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- groupement fonctionnel : C=O (carbone trigonal plan)... Hex-5-ène-3-one (le groupe cétone est prioritaire comparé à la double liaison).... c'est une réaction spécifique et les liaisons éthyléniques ne sont pas hydrogénées.... (source : pedagogie.ac-montpellier)
- La réaction suivante sert à passer d'un dérivé carbonylé, à l'alcane.... dans le cas de cétones cycliques, où on peut agrandir le cycle d'un carbone..... Cependant, l'énolate de la cétone est plus réactif (il est plus... (source : perso.numericable)
Une cétone est un composé organique, faisant partie de la famille des composés carbonylés, dont l'un des carbones porte un groupement carbonyle. Les aldéhydes ont un carbone primaire et les cétones un carbone secondaire (lié à précisément 2 atomes de carbones voisins) qui porte le groupement carbonyle. Une cétone contient par conséquent la séquence :

On peut par exemple citer l'acétone (propan-2-one) CH3-CO-CH3.

Nomenclature
- Groupe principal :
Le nom de la cétone s'obtient en ajoutant le suffixe -one au nom de l'hydrocarbure correspondante, en précisant la place de la liaison carbonyle dans la chaîne carbonée
- Groupe secondaire :
On rajoute le préfixe oxo-, en précisant sa place dans la chaîne carbonée
Propriétés, réactivité
Elles sont générales aux aldéhydes ainsi qu'aux cétones. Voir l'article général composé carbonylé.
Formation
On obtient les cétones avec une oxydation ménagée d'un alcool secondaire. Cela nécessite un fort agent oxydant. Cependant, ici, il n'y a pas de "risque" : une cétone après être constituée ne peut plus être oxydée, au contraire de l'aldéhyde, qui peut toujours l'être en acide carboxylique.
Oxydation industrielle
- oxydation par O2 de l'air
On peut utiliser comme catalyseur Fe2O3 ou MnO3 à 400 °C, ou un catalyseur à base d'argent vers 600 °C.
- Déshydrogénation catalytique des alcools secondaires
L'alcool est gazeux. On utilise comme catalyseur CuO vers 400 à 500 °C, Ag, Cu vers 300 °C, ZnO ou encore ZrO vers 300 à 400 °C.
- Procédé de Wacker-Hœchst
Oxydation chimique
On utilise fréquemment le dichromate de potassium, ou le Cr (VI) (via du PCC par exemple), mais le réactif le plus fréquemment utilisé est le réactif de Jones : CrO3 en présence d'acide sulfurique dans l'acétone. Quelquefois, si la présence d'un acide est gênante, on utilise le réactif de Sarett : CrO3 dans la pyridine.

Hydrolyse des alcynes
En ajoutant de l'eau à un alcyne en milieu acide, un groupement carbonyle se formera sur le carbone porteur de la triple liaison ayant le moins d'hydrogènes (règle de Markovnikov), à condition d'avoir du mercure oxydé +2 comme catalyseur (Hg2+). L'autre carbone porteur de la triple liaison sera réduit en gagnant deux atomes d'hydrogène.
Par ozonolyse des alcènes
L'ozonolyse consiste à traiter un réactif à l'ozone ainsi qu'à l'eau. Ici, l'alcène subit une ozonolyse pour former un groupement carbonyle, à condition d'avoir comme catalyseur de l'acide éthanoïque (ou acide acétique) et du zinc oxydé +2 (Zn2+). Ceci forme un intermédiaire cyclique particulièrement instable : l'ozonide, qui se transforme ensuite en cétone ou en aldéhyde. Afin d'obtenir une cétone à partir d'un alcène, au moins un carbone porteur de la double liaison doit être exclusivement lié à d'autres carbones, faute de quoi, un aldéhyde sera constitué. La réaction dégage aussi du peroxyde d'hydrogène.
A titre d'exemple, en traitant le 2-méthylbut-2-ène à l'ozone ainsi qu'à l'eau (avec les catalyseurs nécessaires), on obtient la propanone (une cétone), l'éthanal ou l'acétaldéhyde (un aldéhyde) et le peroxyde d'hydrogène.
L'acétalisation est une réaction réversible servant à transformer un composé carbonylé et deux alcools (ou un diol) en acétal. Cette réaction permet en fait de protéger le groupe carbonyle, ou l'alcool.
Caractéristiques et remarques
- Lorsque on utilise un aldéhyde, on appelle le produit obtenu «acétal». Lorsque on utilise une cétone, on appelle le produit obtenu «cétal». Cependant, de plus en plus on utilise le terme acétal comme terme générique pour désigner les 2 produits. On nomme par contre toujours la réaction (aussi bien pour les aldéhydes et pour les cétones) «acétalisation».
- Cette réaction est généralement en défaveur du cétal (contrairement aux acétals). Si on veut la faciliter dans le sens de la formation de ce dernier, on utilise un excès d'alcool (qui sert par la même occasion de solvant). Il faut aussi distiller l'eau (distillation hétéroazéotropique) avec l'appareil de Dean et Stark. Pour faciliter la réaction inverse, c'est le contraire : on met un excès d'eau pour hydrolyser le cétal.
- Lorsque on veut protéger la fonction carbonyle, on utilise le plus fréquemment un diol, comme l'éthane-1, 2-diol :
- Cette réaction peut aussi particulièrement bien servir à protéger une fonction alcool, surtouts les diols vicinaux.
- Occasionnellemen, la réaction peut s'arrêter à l'hémiacétal (cas des hémiacétals cycliques).
Action d'un organomagnésien
Un organomagnésien mixte réagit sur une cétone pour former un alcoolate tertiaire. Le carbone porteur de l'organomagnésien est ajouté sur le carbone porteur du groupement carbonyle. En milieu aqueux, l'alcoolate, base forte, gagne un proton pour former un alcool.
Réaction de Wittig
La réaction de Wittig transforme une cétone en dérivé éthylènique. Il transforme en fait la liaison C=O en liaison C=C.
On utilise le dihydrogène H2 dans un solvant inerte, en présence d'un catalyseur (catalyse hétérogène). Il s'agit fréquemment de métaux, comme le platine (Pt), le palladium (Pd), le nickel (Ni) ou le rhodium (Rh). Si jamais la cétone possède aussi une liaison C=C, celle-ci aussi est hydrogénée (la réaction est plus facile sur C=C que sur C=O). Pour éviter cela, il faut effectuer une addition nucléophile d'hydrures. La réaction est exothermique.
Par les hydrures
Voir addition nucléophiles d'hydrures (plus bas).
En alcane
L'addition d'hydrures permet la réduction de l'oxygène du groupement carbonyle sans cependant altérer une double liaison (la partie alcène) d'une molécule, comparativement à la simple addition d'hydrogène.
Une cétone portant aussi un alcène, quand traitée à un hydrure, produit un alcoolate qui porte un alcène. Cet alcoolate, traité avec un acide faible (comme l'eau) est alors transformé en alcool qui porte un alcène.
d'organométalliques
organomagnésiens mixtes, ou organolithiens.
transformation en Ester
On peut aussi obtenir un dérivé carbonylé (cétone ou aldéhyde) par hydrolyse d'une fonction imine, de formule générale RR'C=N, en catalyse acide ou basique. Cette hydrolyse permet par exemple d'obtenir une cétone comme produit final de l'addition d'un réactif de Grignard (organomagnésien mixte) sur un nitrile.
Tests de reconnaissance
- Additions de composés de type Z-NH2 (amines) : formation d'un précipité.
- Réaction haloforme : caractérise les cétones alpha-méthylées. En présence d'un halogène en milieu basique, il se forme un haloforme. A titre d'exemple, avec l'iode et la propanone, on aurait un iodoforme (précipité jaune).
Mais ces méthodes utilisant des réactions chimiques avec la cétone, la détruisent. On utilise désormais plus volontiers les méthodes de spectrométrie (RMN et infrarouge) permettent de détecter cette fonction sans destruction de l'échantillon.








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