Huile essentielle / Huiles essentielles
On nomme huile principale le liquide concentré et hydrophobe des composés aromatiques volatils d'une plante. Il est obtenu par distillation ou extraction chimique par solvants.
Catégories :
Huile essentielle - Aromathérapie - Antioxydant alimentaire
Recherche sur Google Images :
Source image : herbofee.nexenservices.com Cette image est un résultat de recherche de Google Image. Elle est peut-être réduite par rapport à l'originale et/ou protégée par des droits d'auteur. |
Page(s) en rapport avec ce sujet :
- ... EXTRACTION D'UNE HUILE ESSENTIELLE. Objectifs : Les huiles principales sont un mélange de composés organiques peu solubles dans ... Le composant principal de l'huile sera identifié par chromatographie (prochaine séance)... (source : cooletude)
- On ne manquera pas de noter que l'huile principale de rose est présente dans ... En effet, on préfère se tourner vers d'autres huiles principales qui sont ... (source : pagetronic)
- huile principale d'ail : allicine. Production et extraction des huiles.... et de la cosmétique sont les principales consommatrices d'huiles principales.... (source : poivrecayenne)
On nomme huile principale (ou quelquefois essence végétale) le liquide concentré et hydrophobe des composés aromatiques volatils d'une plante. Il est obtenu par
«Produit odorant, le plus souvent de composition complexe, obtenu à partir d'une matière première végétale botaniquement définie, soit par entraînement à la vapeur d'eau, soit par distillation sèche, soit par un procédé mécanique approprié sans chauffage. L'huile principale est le plus fréquemment scindée de la phase aqueuse paru n procédé physique n'entraînant pas de changement significatif de sa composition» [1]
C'est un mélange de molécules variées, comprenant surtout des terpènes (hydrocarbures non aromatiques) et des composés oxygénés (alcools, aldéhydes, cétones).
L'obtention des huiles principales se fait soit par entraînement de la
La quantité d'huile principale contenue dans les plantes est toujours faible, quelquefois particulièrement faible, ou alors infime. Ceci explique le coût élevé des huiles principales, il est lié à la rareté et non au procédé d'extraction qui reste le même pour la majorité des plantes. Il faut quelquefois plusieurs tonnes de plantes pour obtenir un litre d'huile principale. Il existe différents procédés d'extraction (fréquemment chimiques) mais, pour l'
Classification des huiles principales [3]
- carbures terpéniques et
sesquiterpéniques :
- alcools
- huile principale de coriandre :
linalol - huile principale de bois de rose : linalol
- huile principale de rose :
géraniol
- huile principale de coriandre :
- mélange d'esters et d'alcools
- huile principale de
lavande : linalol, acétate de lynalyle - huile principale de
menthe : menthol, acétate de menthyle
- huile principale de
- aldéhydes
- huile principale de
cannelle : aldéhyde cinnamique - huile principale de citronelle :
citral et citrannal - huile principale d'eucalyptus citriodora : citronellal
- huile principale de
- éthers
- huile principale d'anis vert, de badiane : anéthol
- huile principale de fenouil : anéthol
- huile principale d'eucalyptus globulus : eucalyptol
- huile principale de
cajeput : eucalyptol - huile principale de
niaouli
Note : Les huiles principales sont constituées dans leur grande majorité d'un mélange assez complexe de monoterpènes,
Production et extraction des huiles principales [4]
Il existe plusieurs méthodes d'extraction des huiles principales mais la plus utilisée est l'entraînement à la vapeur ou l'hydrodistillation à partir de la plante fraîche ou sèche.
Extraction par distillation
La plupart des huiles principales sont obtenues par distillation et entraînement à la vapeur d'eau (sauf les huiles principales des hespéridés : citron, orange, etc).
Voir
Extraction aux solvants volatils
L'extraction se fait avec solvants organiques volatils dans des appareils nommés extracteur de Soxhlet. En apparence, la division de la matière à extraire favorise le contact avec le solvant (en agrandissant la surface d'échange), permet d'augmenter la charge de l'extracteur et aussi de diminuer le rapport du solvant à la charge. Cependant le tassement paralyse la circulation du solvant et l'homogénéisation des solutions ; il faut par conséquent éviter de tasser ou de trop charger l'extracteur.
On obtient des huiles concrètes avec des solvants volatils tels que l'hexane qui est le plus utilisé actuellement, le benzène particulièrement présent par le passé est interdit pour des raisons de toxicité. Ce procédé a remplacé l'enfleurage (méthode d'extraction par les graisses) qui est devenu énormément trop coûteux.
L'extraction s'effectue en plusieurs étapes, on lave la matière avec le solvant deux à trois fois. Il semble que la presque totalité des produits odorants passe en solution dès la première extraction. Mais dans la mesure où la matière traitée retient une forte proportion de la solution, il est indispensable de pratiquer des dilutions successives avec de nouvelles charges de solvant (lavages). La matière épuisée retient une proportion importante de solvant. Avec la charge normale de fleurs d'un extracteur statique de 1000 litres, la quantité fluctue entre 150 et 180 litres. Il faut par conséquent concentrer la solution en évaporant le solvant qui est recyclé pour d'autres lavages. La récupération du solvant atteint fréquemment 94 à 96% de la quantité retenue. La charge de l'extracteur est désolvatée à la vapeur d'eau puis elle est parfois utilisée dans les champs (compostage).
Extraction par expression à froid
L'extraction se fait sans chauffage, les plantes sont mises en pressage à froid (surtout les hespéridés : citron, orange, etc) de l'écorce ou des fruits.
Extraction de l'huile principale à partir de l'écorce :
Les premiers procédés d'extraction consistaient à presser l'écorce des Citrus pour faire éclater les tissus contenant l'huile principale en les frottant sur des récipients dont les parois étaient recouvertes de pics en fer. Puis le procédé dit à «l'éponge» s'est développé, les écorces étaient pressées plusieurs fois contre un dispositif d'éponges naturelles fixées sur une bassine en terre cuite. La pression était accompagnée par un mouvement de rotation de la main. Le mélange exprimé était recueilli par essorage des éponges. Finalement par simple décantation, l'huile principale est scindée de la phase aqueuse qui contient aussi des détritus produits par la lacération des tissus de l'écorce.
Extraction à partir des fruits entiers :
Avant d'être pressés, les fruits passent dans des machines qui les séparent suivant leur taille. Cette opération est indispensable pour perfectionner le fonctionnement des extracteurs, obtenir un meilleur rendement et une huile principale de meilleure qualité. Les Citrus sont scindés en trois parties basics : l'huile principale, le jus et l'écorce. Il existe trois méthodes principales pour extraire l'huile principale de Citrus à partir des fruits entiers, les deux premières étant les plus utilisées :
- dispositif séparant l'huile principale et le jus en une seule opération (FMC),
- l'extraction de l'huile principale des fruits entiers précède l'extraction du jus («pélatrice spéciale»),
- l'extraction du jus précède celle de l'huile principale
Extraction au CO2 supercritique
L'originalité de cette technique repose sur le solvant utilisé. Il s'agit du CO2 en phase supercritique. A l'état supercritique, le CO2 n'est ni liquide, ni gazeux et cela lui confère un excellent pouvoir d'extraction, modulable à volonté en jouant sur la température de mise en œuvre. Les fluides supercritiques comme le CO2 sont de bons solvants à l'état supercritique et de mauvais solvant à l'état gazeux. Les avantages de ce procédé sont les suivants :
- le CO2 est complètement inerte chimiquement, il est naturel, non toxique et bon marché,
- on utilise des basses températures pour la mise en œuvre,
- en fin de cycle, la séparation entre le solvant d'extraction et le soluté pour obtenir l'extrait est facile (simple détente qui ramène le CO2 à l'état gazeux), avec une récupération quasi-totale et peu coûteuse,
- les frais de fonctionnement, à l'échelle pilote ou de laboratoire, sont réduits (le CO2 est continuellement recyclé).
L'extraction au CO2 supercritique est une technique intéressante qui apporte de nouvelles notes olfactives (méthode d'extraction plus complète et moins dégradante que la vapeur d'eau). Cependant son installation industrielle reste coûteuse et l'appareillage est toujours envahissant.
Utilisation pharmaceutique et cosmétique
Les utilisations des substances odorantes des plantes sont connues depuis l'antiquité. Des textes akkadiens de plus de 4000 ans nous apprennent qu'on brûlait à Babylone du cyprès contre les épidémies. Les premiers textes relatant l'utilisation d'huiles fines et de
Les civilisation chinoises et indiennes utilisaient aussi les huiles principales pour la guérison et les soins de beauté.
D'une façon plus générale la phytothérapie, utilisation de substances issues des plantes dans la médecine, est connue de l'ensemble des civilisations. L'apparition de l'
Précautions
Certaines huiles sont dermocaustiques (agressive pour la peau), comme l'origan. Donc, il faut agir avec grande précaution et respecter ces quelques règles de base :
- Ne jamais appliquer une huile principale pure sur la peau et en particulier sur les muqueuses.
- Le plus fréquemment, l'huile principale doit être particulièrement fortement diluée dans un support comme une huile végétale ; mettre une huile principale pure sur la peau peut être particulièrement dangereux ; sauf indication, ne pas dépasser une concentration de plus de 5%.
- Certaines huiles principales peuvent être irritantes, ou alors même contenir des allergènes (donc allergisantes pour certaines personnes).
- Évitez de s'exposer au soleil après application d'une huile principale car certaines huiles principales (stt les Citrus) sont photosensibilisantes (augmentation de la sensibilité aux U. V. ) ou peuvent provoquer la naissance de taches pigmentées disgracieuses sur la peau.
Ne pas croire que huile "principale" veut dire "essentiel" au sens d'indispensable.
Sur la peau
On choisit l'
Parmi les
Quelques huiles principales selon son type de peau :
- peau normale :
lavande, géranium - peau grasse : tea tree,
lavande, genévrier, cyprès, bergamote, citron, pamplemousse - peau sèche : rose, palmarosa, bois de santal, géranium, camomille,
néroli, - peau mixte :
lavande, citron - peau sensible : camomille, rose
- peau mature : rose, encens,
néroli, palmarosa, géranium
Les huiles principales dans les cosmétiques
L'aromathérapie, c'est l'utilisation des huiles principales pour se soigner. Il fait l'objet d'un certain nombre d'abus : il suffit de mettre 0, 0001% d'huile principale dans une crème pour en faire un produit vendeur. En cosmétologie aromatique, on utilise entre 0.5% et 2% d'HE pour le visage, 2% et 5 % pour le corps, et jusqu'à 10% pour les soins particulièrement situés.
Huiles principales relevant du monopole pharmaceutique
À cause de leur toxicité, un certain nombre d'huiles principales ne peuvent être vendues en France que dans le circuit pharmaceutique[5] :
- grande absinthe (Artemisia absinthium L. )
- petite absinthe (Artemisia pontica L. )
- armoise commune (Artemisia vulgaris L. )
- armoise blanche (Artemisia herba-alba Asso)
- armoise arborescente (Artemisia arborescens L. )
- thuya du Canada ou cèdre blanc (Thuya occidentalis L. ) et cèdre de Corée (Thuya korænensis Nakai), dits "cèdre feuille"
- hysope (Hyssopus officinalis L. )
- sauge officinale (Salvia officinalis L. )
- tanaisie (Tanacetum vulgare L. )
- thuya (Thuya plicata Donn ex D. Don. )
- sassafras (Sassafras albidum [Nutt. ] Nees)
- sabine (Juniperus sabina L. )
- rue (Ruta graveolens L. )
- chénopode vermifuge (Chenopodium ambrosioides L. et Chenopodium anthelminticum L. )
- moutarde jonciforme (Brassica juncea L. Czernj. et Cosson)
Les industries de la parfumerie, des
L'utilisation des huiles principales dans les arômes alimentaires est croissante. Les arômes sont omniprésent aujourd'hui, ils sont utilisés comme exhausteur de gouts dans divers produits (cafés, thés, tabacs, vins, yaourts, plats cuisinés, etc... ).
Les huiles principales sont aussi beaucoup consommées pour parfumer les produits cosmétiques : savons, shampoings, gel-douches, crèmes cosmétiques et/ou hydratantes, etc.. Enfin le secteur des produits ménagers (détergents et lessives par exemple) consomme énormément d'huile principale pour masquer les odeurs (fréquemment peu agréables) des produits purs.
Sur les propriétés antimicrobiennes de certaines huiles principales
- (en) [pdf]H. J. D. Dorman and S. G. Deans, Antimicrobial agents from plants : antibacterial activity of plant volatile oils, Journal of Applied Microbiology, 2000, volume 88, 2, p 308-316. L'article est téléchargeable au format pdf (voir le menu à droite).
- (en) [pdf]S. Cosentino, C. I. G. Tuberoso, B. Pisano, M. Satta, V. Mascia, E. Arzedi and F. Palmas, In-vitro antimicrobial activity and chemical composition of Sardinian Thymus essential oils, Letters in Applied Microbiology, 1999, vol 29, 2, p 130. L'article est téléchargeable au format pdf (voir le menu à droite).
- (en) [pdf]S. A. Burt, R. D. Reinders, Antibacterial activity of selected plant essential oils against Escherichia coli O157 :H7, Letters in Applied Microbiology, 2003, vol 36, 3, p 162. L'article est téléchargeable au format pdf (voir le menu à droite).
- (en) [pdf]The mode of antimicrobial action of the essential oil of Melaleuca alternifolia (tea tree oil) S. D. Cox, C. M. Mann, J. L. Markham, H. C. Bell, J. E. Gustafson, J. R. Warmington and S. G. Wyllie, Journal of Applied Microbiology, 2000, vol 88, 1, page 170. L'article est téléchargeable au format pdf (voir le menu à droite).
- (en) [pdf]K. Bosio, C. Avanzini, A. D'avolio, O. Ozino and D. Savoia, In vitro activity of propolis against Streptococcus pyogenes, Letters in Applied Microbiology, 2000, vol 31, 2 p 174. L'article est téléchargeable au format pdf (voir le menu à droite).
Notes et références
- ↑ Pharmacopée européenne [1]
- ↑ Jean Bruneton, Pharmacognosie, Phytochimie, Plantes médicinales, Techniques et Documentation, 3e édition, 1999, ISBN 2-7430-0315-4
- ↑ Georges Sens-Olive, Les huiles principales - généralités et définitions in Traité de phytothérapie et d'aromathérapie, éd. Maloine, 1979, pp 141-142.
- ↑ Georges Sens-Olive, Les huiles principales - généralités et définitions in Traité de phytothérapie et d'aromathérapie, éd. Maloine, 1979, pp 143-144.
- ↑ Code de la santé publique, article D4211-13.
Bibliographie
Recherche sur Amazone (livres) : |
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 15/09/2009.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.

Accueil
Recherche
Début page
Contact
Imprimer
Accessibilité